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Décodage de l'actualité

Bank of America réduit ses coûts en vendant ses avions d’affaires

Après avoir obtenu 45 Milliards de Dollars d'aide publique du gouvernement américain, Bank of America essaie d'améliorer son image auprès du peuple ricain en vendant ses trois avions d’affaires et un hélicoptère provenant de la reprise de Merrill Lynch.

Cela n’empêche pas le titre de dégringoler à la Bourse.

Pour que la confiance revienne, de l’eau va encore couler sous les ponts.

Un choix philosophique

Si vous avez le choix entre une bouteille et un bouquin, prenez le bouquin. C'est presque toujours la chose correcte et sensée à faire. Certains ne vivent qu’avec la bouteille ou alors ils fument de l’herbe à tire-larigot, et ces comportements détournent de la vraie vie.

General Motors (GM), Ford et Chrysler sont au bord du gouffre

Les trois constructeurs tentent d’obtenir une aide de 25 Mds$ puisée sur le package de 700 Mds$ de sauvetage de l'industrie financière. A défaut, l’un ou l’autre, ou tous, risquent la liquidation, précédée d’un placement en faillite (Chapitre 11 - il s'agit d'une procédure relevant du droit fédéral des faillites, le Federal Bankruptcy Code. La procédure de Chapter 11 a pour but la restructuration de l'entreprise, à la différence du Chapter 7 qui est une liquidation de l'entreprise.).

Je ne pleure pas sur les déboires de ces constructeurs, qui ont misé sur la fausse stratégie, s’entêtant à produire de monstrueux 4x4. Par contre, j’ai de la compassion pour leurs employés, les sans-grade, l’ouvrier de base.


Absolute-Return Fonds : les banquiers n’ont pas tenu leurs promesses

Suite à l’éclatement de la bulle Internet - la crise des Dotcom - les acrobates de la finance ont généré un nouveau type de fonds de placement, l’ Absolute-Return Fonds, qui devait être le produit miracle contre tous les scénarios de crise possibles sur les marchés internationaux.

Ils promettaient « un rendement positif quel que soit l’environnement du marché ». Les communicateurs de l’UBS assuraient « un univers de placement le plus large possible, une gestion très active du fonds et des techniques innovantes générant des résultats positifs quelles que soient les phases du marché ».

Or, suite à la baisse sévère des marchés provoquée par la crise financière, la promesse n’a pas pu être tenue. Confrontés à des pertes de valeur drastiques et à des retraits massifs, les gérants des fonds « UBS Absolute Bonds Fonds » et « CS Bond-(Lux)-Target-Return Bond Fonds » n’ont pas pu résister et ont dû les liquider, et ce n’est qu’une question de temps pour que d’autres émetteurs de ce type de fonds fassent de même.

Il faut donc approcher les produits innovants avec prudence et ne pas prendre pour argent comptant les promesses des instituts financiers qui émettent de tels produits.


Les bourses sont en manque de confiance, inquiets pour la consommation à l'approche des fêtes de fin d'année.

Non seulement la crise financière actuelle mine les bourses mondiales, mais en plus les intervenants sur ces marchés tremblent faces à la dégradation de la consommation.

Alors, pour faire plaisir aux banquiers, aux traders et autres spéculateurs, consommez, braves gens, consommez, faites le plein de cadeaux de Noël, achetez des caisses de champagne, pour oublier…

La chute des 4x4

C'est la bérézina pour les trois grands constructeurs américains General Motors (GM), Chrysler et Ford. Leur stratégie n’était pas la bonne : dans les années 90, pour résister à la déferlante des voitures japonaises sur leur territoire, ils avaient misé surtout sur le développement des 4x4, pick-up et SUV, types de véhicules très appréciés par les américains et par les consommateurs des pays développés, dont la Suisse, sur lesquels les constructeurs dégagent une forte marge.

Mais avec la hausse des prix du pétrole, les clients ont changé subitement de comportement. Ils ne veulent plus de ces mastodontes gourmands en essence. De plus, au terme du contrat de leasing, de plus en plus d'automobilistes rendent leur 4x4 et les constructeurs se retrouvent inondés de véhicules dont la valeur dégringole sur le marché de l'occasion.

GM, le roi du 4x4, est aujourd'hui le plus mal parti. En effet, à court de liquidités, à défaut d'une recapitalisation du gouvernement, la société GM risque la faillite à court terme.

L´initiative populaire des Jeunes Verts "anti-4x4" qui a abouti à Berne (123’670signatures valables) tombe à pic.

Le terme de récession tant redouté apparaît désormais dans les discours.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre a jugé "vraisemblable que l'économie britannique est en train d'entrer en récession", et la banque centrale canadienne a estimé que "l'économie du globe semble se diriger vers une légère récession, provoquée par une économie américaine elle-même déjà en récession".

Quant aux économistes de l'UBS, ils anticipent une récession mondiale, avec une baisse de la performance aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Selon les sbires de l’UBS, l'économie européenne va entrer "en récession quasiment au même moment que les Etats-Unis".

En effet, au niveau des entreprises, les derniers résultats ne sont pas rassurants. A titre d’exemple, sur les 49 sociétés américaines qui ont fourni des prévisions de résultats en ce début de semaine, 45% étaient négatives et seulement 3% positives (source Briefing.com). 

A titre de consolation, de nombreux analystes voient le baril de pétrole à 50 dollars d'ici la fin de l'année.

Pourquoi les banquiers travaillent le dimanche

Avant la crise financière, les pontes de la finance s’arrangeaient pour distiller savamment les informations sur leurs sociétés pour faire monter le cours de bourse. 

Aujourd’hui, ces mêmes banquiers sont obligés de travailler d’arrache-pied le dimanche, afin de pouvoir rassurer les marchés le lundi matin, juste avant l’ouverture de la bourse. 

Plus de bonus gargantuesques et de parachutes dorés pour les gnomes de Zürich, mais en compensation, leurs heures du dimanche seront, comme le pompiste du coin, payées à 150%.

Les Etats-Unis ont la scoumoune

Wall Street n'en finit plus de compter les banques moridondes, le plan de sauvetage des instituts financiers US concocté par la Maison blanche est âprement discuté au Congrès et le niveau des stocks d'essence aux Etats-Unis affichent actuellement leur plus bas niveau depuis 1967! Les tornades floridiennes ont ravagé les plates-formes pétrolières dans le Golfe du Mexique et la production américaine a ainsi été réduite de plus 20 % en 3 semaines, ce qui représente une perte de 30 millions de barils. 

En plus, suite aux intempéries, la pénurie d'énergie a sacrément affecté la production des raffineries américaines, laquelle est revenue à un niveau inférieur même à celui observé après le passage du célèbre Katrina, et certaines des installations pétrolières endommagées par Katrina en 2005 n'ont toujours pas été réparées! 

Des pans entiers de l’économie américaine patinent et les infrastructures vieillissent. Des ponts arrivent en fin de vie, les ascenseurs grincent, certains climatiseurs datent de Mathusalem et l’Amérique profonde vote toujours républicain. 

Triste tableau de l’Amérique.

Planète financière US, un plan de sauvetage laborieux

Le Congrès américain s'apprête à adopter un accord en vue de créer un fonds gouvernemental de 700 milliards de dollars pour éloigner le risque d'un effondrement du système financier.

Après de longues négociations au Capitole qui se sont achevées dimanche, le jour de Seigneur, au petit jour, les chefs de file parlementaires démocrates et républicains ont présenté un projet qui modifie des parties importantes du plan de sauvetage proposé par la Maison blanche, qui, aux abois, espère une adoption du plan avant l'ouverture des places boursières asiatiques, les premières à ouvrir lundi, afin de rasséréner les marchés.

Ce plan pharaonique, la plus vaste opération de renflouement dans l'histoire des Etats-Unis, vise à empêcher que le marché du crédit ne croule sous le poids des créances hypothécaires douteuses émises par les banques lors de l’euphorie immobilière exubérante.

Le plan proposé par le Gouvernement ne va pas passer comme une lettre à la poste. Les parlementaires sont restés attentifs au contribuable américain, en créant toute une série de clauses de protection. En effet, l'accord proposerait un versement des fonds en plusieurs étapes. Les premiers 250 milliards seraient fournis dès l'adoption du plan et l'injection des 100 milliards supplémentaires serait laissée à la discrétion du président, le solde de 350 milliards devant faire l'objet d'un examen par le Congrès.

Le texte imposera également que les institutions revendant les actifs émettront des certificats d'investissement donnant au contribuable un titre de propriété et une partie du bénéfice éventuel des sociétés concernées par le plan.

Les parlementaires ont aussi décidé de supprimer les indemnités de départ de plusieurs millions de dollars, les fameux "parachutes dorés" versées aux dirigeants des entreprises du plan et de limiter les primes encourageant les patrons à prendre des risques inconsidérés.

De plus, un comité de surveillance, comprenant entre autres le président de la Réserve fédérale, superviserait l'application du plan, dont la gestion serait regardée de près par les commissions du Congrès et un inspecteur général indépendant. Et les actions du secrétaire au Trésor seront examinées avec attention.

Enfin le gouvernement pourrait utiliser son statut de détenteur de prêts immobiliers ou de titres adossés à des prêts immobiliers pour aider les propriétaires en difficulté à modifier les conditions de leur emprunt, ce que les banques n’ont pas fait.

A Sao Paulo, lors d'un meeting, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva n’a pas mâché ses mots, dénonçant un plan qui "aide les banques sans aider les pauvres". "Pourquoi donner 700 milliards aux banques et rien aux pauvres types qui perdent leurs maisons?" s'est-t-il interrogé, avant d'ajouter: "Ce n'est pas ma faute s'ils ont transformé leur économie en casino."

Le modèle financier anglo-saxon a du plomb dans l’aile.

Pourquoi demander pourquoi?

Poussé par la soif, j'avise un beau glaçon sur l'appui extérieur d'une fenêtre. J'ouvre, et je n'ai pas plus tôt détaché le glaçon, qu'un grand et gros gaillard qui faisait les cent pas dehors vient à moi et me l'arrache brutalement. "Warum?" dis-je dans mon allemand hésitant. "Hier ist kein warum" (ici il n'y a pas de pourquoi), me répond-il en me repoussant rudement à l'intérieur.

Primo Levi, Si c'est un homme.

Ce passage de Si c'est un homme de Primo Levi a de quoi hanter plus d'un.

Hier ist kein warum.

Une idée d'une grande profondeur bien qu'exprimée par une brute. Et pourtant nous devons nous demander Warum?

"Aussi longtemps que nous sommes humains, nous devons le demander."

 

 

 

 


Le jour venu

Si tu faiblis, le jour de la détresse, ta force est bien dérisoire.

Paroles des sages

 

 

 


Le méchant et le juste

Ce que redoute le méchant, c'est ce qui lui arrive,

tandis que les justes reçoivent ce qu'ils désirent.

 

Proverbe de Salomon 


De la découverte des scandales

Celui qui marche dans l'intégrité marche en sécurité, mais celui qui emprunte des voies tortueuses sera découvert.

Proverbe de Salomon


Après le Président bling-bling, retour au Président monarchique

Nicolas Sarkozy s'est refait un santé présidentielle en allant rendre visite à la reine Elizabeth II d'Angleterre au château de Windsor, avec le faste et la pompe, sans oublier un dépôt de gerbe au pied de la statue du général de Gaulle à Londres.

Mais c'est surtout la nouvelle épouse du président qui a retenu l'attention de la presse britannique.  Plusieurs journaux la comparent à Jackie Kennedy ou la princesse Diana.

 

Entre Nicolas et Carla, y a pas photo...