De la dichotomie entre les économies « rhénane » et « anglo-saxonne »
Depuis les années 90 (1990), petit à petit, au fil du temps, l’Europe, Suisse comprise, passe d’un système économique « rhénan », à savoir basé sur la subtile imbrication du patronat, des syndicats et des banques, débouchant dans la plupart des cas sur un consensus économique équilibré, à un système de type « anglo-saxon », basé principalement sur le profit à court, voire très court terme, où les grandes entreprises sont livrées pieds et poings liés aux caisses de pension qui investissent massivement dans les actions des sociétés cotées à la bourse.
Le système « anglo-saxon » est beaucoup plus « hard » que le système « rhénan ». Dans cette sphère, seul le profit des actionnaires et le niveau de cotation à la bourse comptent. Quant aux employés, il sont simplement considérés comme un « capital humain », au même titre que d’autres actifs au bilan, tels que « machines », « dépôts », etc.
Les grandes entreprises se comportent aujourd’hui de manière opportuniste. Leurs employés ont donc intérêt à se distancer et à saisir sans hésiter une meilleure opportunité si elle se présente.
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25 Avril 2006 à 01:18 dans
- Economie et Finance

