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Décodage de l'actualité

Curiosité, quand tu nous tiens

La curiosité des Frousiens pour connaître les résultats du premier tour de la présidentielle avant l'heure officielle (20 heures) a entraîné ce dimanche soir une saturation du réseau internet, en particulier vers les sites des médias étrangers à la France.

Par exemple, le site belge de la télévision RTL accueillait les internautes en leur annonçant que leur page était temporairement inaccessible en raison d’une affluence exceptionnelle, consécutive à l'actualité, entraînant une saturation de leurs serveurs.

Beaucoup de médias belges et suisses avaient annoncé qu'ils ne respecteraient pas l'embargo en vigueur en France, qui punit sévèrement (une amende salée de 75.000 Euros) la publication des résultats avant 20 heures.

Chez les fournisseurs d'accès frousiens, ce dimanche soir, le trafic vers les sites belges, suisses et amerloques était particulièrement costaud. Habituellement ils représentent 0,2% à 0,3% du trafic alors que ce dimanche vers 18 heures, ils représentaient environ 30%.

Ah, la France !

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Wolfowitz refait des siennes

Paul Wolfowitz, l'ancien artisan de la guerre en Irak, qui a contribué à la préparation de la guerre en Irak lorsqu'il était le No 2 du Pentagone, et qui a été ensuite propulsé sur une voie de garage, à la tête de la Banque mondiale, quand pour les Américains la situation a commencé à se dégrader sérieusement en Irak, refait des siennes.

On a découvert que Wolfowitz, l'ex-"faucon" de l'administration Bush, a pratiqué le népotisme au sein de la Banque mondiale. En effet, en 2005, il a accordé une généreuse augmentation de salaire à sa maîtresse et collaboratrice Shaha Riza. Il a procuré un nouveau poste à Madame, rémunéré 194’000 dollars par an, soit beaucoup plus que les 133'000 dollars qu'elle percevait auparavant en tant que conseillère en communications. En passant, il a également recruté deux collaborateurs de la Maison Blanche sans expérience sur les questions de développement, en les payant plus de 200.000 dollars par an.

Eh bien, le bonhomme s’accroche à son poste, malgré les accusations de népotisme portées contre lui. A l'issue de la dernière assemblée semestrielle de la Banque mondiale à Washington, il a très clairement affirmé qu'il n'avait pas l'intention de partir. Et de déclarer : "Je crois dans la mission de cette organisation et je crois que je peux la mener à bien".

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Tanger, la renaissance

Tanger renaît.

Face au détroit de Gibraltar, Tanger n‘est qu’à 12 km de l’europe. Clandestins, peintres, écrivains et touristes s'y retrouvent pêle-mêle. Après 20 ans de déclin, la ville connaît une renaissance économique et culturelle ; un nouveau port, une cinémathèque, et elle est candidate à l’exposition universelle 2012.

Le roi Hassan II ne portait pas le Nord dans son cœur. Une terre rebelle qui n’a jamais fait complètement allégeance à la monarchie. Nombre des hommes qui ont trempé dans les complots contre son trône étaient originaires du Rif. Le Nord a été délaissé, marginalisé. A Tanger, ce déclassement a été ressenti d’autant plus mal que la ville fut, un temps, un fol îlot de prospérité. C’était l’âge d’or du « Tanger international". En effet, en 1923 s'ouvrit l'époque internationale de la ville de Tanger. Cette année là, fut signé le traité définissant le "Statut de la Zone Internationale de Tanger", expérience unique dans l'histoire de l'humanité, d'administration d'une ville par plusieurs pays. Cet épisode marquera profondément la ville et ses habitants. Les effets du traité se prolongeront jusqu'en 1956, date du rattachement définitif de Tanger au Royaume du Maroc. Les grandes fortunes ont alors déserté la place et Tanger, qui ne vivait qu’au gré de leurs fantaisies et de leurs largesses, est entrée dans une longue nuit. Mais depuis quelques années, le Nord est sorti de son ostracisme. La première visite à l’intérieur du pays du nouveau roi Mohamed VI a été pour Tanger. Depuis, il y vient plusieurs fois par an, et pas seulement pour faire du jet-ski. « C’est sa ville » dit-on à Tanger. Il y a une vraie volonté politique de réussir le développement du Nord initié dès la fin du règne d’Hassan II.

Tanger retrouve sa superbe.

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