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Décodage de l'actualité

Tanger, la renaissance

Tanger renaît.

Face au détroit de Gibraltar, Tanger n‘est qu’à 12 km de l’europe. Clandestins, peintres, écrivains et touristes s'y retrouvent pêle-mêle. Après 20 ans de déclin, la ville connaît une renaissance économique et culturelle ; un nouveau port, une cinémathèque, et elle est candidate à l’exposition universelle 2012.

Le roi Hassan II ne portait pas le Nord dans son cœur. Une terre rebelle qui n’a jamais fait complètement allégeance à la monarchie. Nombre des hommes qui ont trempé dans les complots contre son trône étaient originaires du Rif. Le Nord a été délaissé, marginalisé. A Tanger, ce déclassement a été ressenti d’autant plus mal que la ville fut, un temps, un fol îlot de prospérité. C’était l’âge d’or du « Tanger international". En effet, en 1923 s'ouvrit l'époque internationale de la ville de Tanger. Cette année là, fut signé le traité définissant le "Statut de la Zone Internationale de Tanger", expérience unique dans l'histoire de l'humanité, d'administration d'une ville par plusieurs pays. Cet épisode marquera profondément la ville et ses habitants. Les effets du traité se prolongeront jusqu'en 1956, date du rattachement définitif de Tanger au Royaume du Maroc. Les grandes fortunes ont alors déserté la place et Tanger, qui ne vivait qu’au gré de leurs fantaisies et de leurs largesses, est entrée dans une longue nuit. Mais depuis quelques années, le Nord est sorti de son ostracisme. La première visite à l’intérieur du pays du nouveau roi Mohamed VI a été pour Tanger. Depuis, il y vient plusieurs fois par an, et pas seulement pour faire du jet-ski. « C’est sa ville » dit-on à Tanger. Il y a une vraie volonté politique de réussir le développement du Nord initié dès la fin du règne d’Hassan II.

Tanger retrouve sa superbe.

 (Suite)