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Décodage de l'actualité

De la différence entre l’Uni de Genève et le CHUV

A l’Uni de Genève, il s’est avéré que des Profs ont fait des bouffes entre eux et d’autres joyeusetés aux frais du contribuable, au moyen de factures trafiquées.

Et le recteur de l’Uni de dire que ce n’était pas très grave, puisqu’on est dans le secteur public (!) (sic), se contentant d’un blâme magnanime à l’encontre des fraudeurs. Mais l’affaire ne va pas en rester là, car les politiques genevois ont manifesté leur indignation à cet égard.

Dans l’affaire récente de malversations de la part d’un « éminent » chef de service au CHUV, (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois) le Conseil d’Etat vaudois, échaudé par le scandale de l’Uni de Genève, a pris le taureau par les cornes. Il a licencié avec effet immédiat l’intéressé. En effet, il est accusé d’avoir détourné la bagatelle d’au moins 1 million de francs (CHF) ( !).

Et cerise sur le gâteau, une aide-infirmière employée au CHUV et son mari ont cambriolé le domicile de malades pendant qu'ils étaient soignés au CHUV. Le directeur du CHUV a souhaité que le CHUV engage moins de personnel intérimaire, comme cette aide-infirmière, et davantage d'employés fixes ( !). Vive la flexibilité de l’emploi et ses dommages collatéraux ( !).


De la dichotomie entre les économies « rhénane » et « anglo-saxonne »

Depuis les années 90 (1990), petit à petit, au fil du temps, l’Europe, Suisse comprise, passe d’un système économique « rhénan », à savoir basé sur la subtile imbrication du patronat, des syndicats et des banques, débouchant dans la plupart des cas sur un consensus économique équilibré, à un système de type « anglo-saxon », basé principalement sur le profit à court, voire très court terme, où les grandes entreprises sont livrées pieds et poings liés aux caisses de pension qui investissent massivement dans les actions des sociétés cotées à la bourse.

Le système « anglo-saxon » est beaucoup plus « hard » que le système « rhénan ». Dans cette sphère, seul le profit des actionnaires et le niveau de cotation à la bourse comptent. Quant aux employés, il sont simplement considérés comme un « capital humain », au même titre que d’autres actifs au bilan, tels que « machines », « dépôts », etc.

Les grandes entreprises se comportent aujourd’hui de manière opportuniste. Leurs employés ont donc intérêt à se distancer et à saisir sans hésiter une meilleure opportunité si elle se présente.


Trop c’est trop

Les appareils technologiques censés faciliter la vie de l’utilisateur lambda sont devenus au fil du temps de véritables usines à gaz difficilement contrôlables.

Logiciels boursouflés (suivez mon regard vers Bill Gates), avec des modes d’emploi cabalistiques et mal traduits, téléphones portables bourrés de gadgets jusqu’à la gueule, à la limite du vomissement, dispositifs électroniques toujours plus nombreux et pas toujours vraiment utiles dans les voitures, bref, l’overdose technologique.

Et paradoxalement, plus l’objet à vendre est complexe, plus les «génies» du marketing conçoivent des publicités minimalistes, non informatives, comptant sur la réaction «émotionnelle» du client potentiel pour le pousser à acheter un produit avec des caractéristiques sophistiquées dont il n’a pas vraiment besoin.

Cette fuite en avant basée sur la consommation m’effraye.


L’Uni de Genève, un véritable souk

Certains profs de l'Université de Genève, épinglés dans un rapport de l'Inspection cantonale des finances, se sont payés des vacances balnéaires et des bouffes entre collègues aux frais de l'Etat, avec à la clé des factures fantaisistes.

Le recteur de l'Uni, André Hurst, a tenté, en vain, de minimiser la portée de ces pratiques douteuses, en déclarant, entre autres : « Ces fautes ne peuvent pas être assimilées à des fraudes ou à des erreurs d'éthique dans l'enseignement. Peut-être devrions-nous être plus durs, mais nous sommes dans la fonction publique ».

Non mais, attends là, on croit rêver ! Dans n'importe quelle entreprise privée, l'employé serait mis à la porte dans l'heure, et là, non, l’Université se montre magnanime, se contentant d’un avertissement à un Prof parti à Majorque aux frais du contribuable alors qu'il était censé se rendre en congrès à Lugano !

Il s'agit d'un détournement de fonds publics et les Profs incriminés devraient être licenciés sur-le-champ pour faute grave, en l’occurrence pour « juste motif ».

Le petit, le sans grade qui vole une pomme pour manger est impitoyablement voué aux gémonies. Par contre, le privilégié qui détourne des fonds publics, on l’épargne, on le ménage !

La Suisse, une démocratie à deux vitesses ?


De la relativité des distances

Un Californien qui effectue tous les jours 600 km aller et retour pour se rendre à son travail a remporté la palme du plus long trajet effectué par un salarié américain.

Il s’agit d’un électricien de 46 ans, qui part de Mariposa pour aller travailler à San José. Il dépense 185 dollars de carburant par semaine (!) et estime avoir fait le meilleur compromis pour concilier cadre de vie et plaisir au travail.

Il a déclaré : «J'ai trouvé un équilibre maintenant. Je pourrais trouver des emplois similaires plus près, mais pas avec le même intérêt ni la même satisfaction. Et je pourrais vivre plus près, mais je n'aurais pas le cadre de vie que je désire»."Pour moi, ce n'est pas un trajet si long que ça. C'est juste ce que je dois faire pour me rendre à mon travail.".(!)


De la spéculation financière sur le baril de brut

Le prix du marché du pétrole est actuellement en train d’exploser, prioritairement en raison d’hypothétiques risques de conflit avec l’Iran, pays qui est l’un des plus importants producteurs de brut du monde. Les spéculateurs se frottent les mains. En effet, en raison de certaines réactions irrationnelles, déconnectées du marché réel, les opérateurs actifs sur le marché des matières premières en profitent  pour spéculer sur les marchés à terme du pétrole, des contrats qui sont des engagements purement virtuels, car ils sont très rarement finalisés, les opérateurs se déliant du contrat avant son terme, empochant ainsi des plus-values faramineuses. Il serait judicieux de se poser la question de savoir si les limites morales et éthiques du capitalisme financier pur et dur ne sont pas atteintes.


Nelly Wenger (ex-Directrice d’Expo 02) engluée dans le chocolat

Mi-février 06, Nestlé Suisse et sa directrice Nelly Wenger relancent Cailler sous le nom de «Cailler of Switzerland».

Ce nouveau produit a été étudié sous toutes les coutures au niveau du marketing et de la communication. Seulement voilà, les concepteurs du nouvel emballage n’avaient pas prévu la réaction des consommateurs et de certains distributeurs, en particulier DENNER, qui veut porter plainte auprès de la Commission de la concurrence contre Nestlé Suisse et son chocolat Cailler «relooké».

En effet, Nestlé Suisse contraint Denner à rehausser ses tarifs, alors que le principal argument de Denner auprès du consommateur est le prix. Cailler avait promis en public que ses prix n'allaient pas augmenter. Pourtant, les prix à l'achat de Denner vont augmenter de 8%.

Mais qu’est donc venue faire Nelly Wenger, ex-patronne d’Expo 02, chez Nestlé Suisse? Sa prestation à Expo 02 n’était déjà pas des plus brillantes et elle remet la compresse chez Nestlé Suisse! Elle a fait quasiment tout faux. Certains consommateurs se plaignent auprès de la Fédération romande des consommateurs (FRC) au sujet du nouvel emballage. La FRC a étudié la question: le «packaging» des carrés de chocolat induit une hausse de prix allant jusqu'à 30%. Pire, la FRC parle de vrai désastre pour l'environnement. Une fois brûlés, ces déchets ont un impact cinq fois plus important sur l'environnement en termes d'émission de CO2, a précisé la FRC.


Autoroutes suisses, la valse des prix

Si tu t’arrêtes au Restoroute à la hauteur d’Aigle, tu paies CHF 4,50 la tranche de gâteau aux pommes. Tu te dis : ouais!, un peu cher, la tranche…

Un autre jour, tu fais halte au Restoroute entre Yverdon et Lausanne et tu constates que la tranche de gâteau aux pommes, avec crème, coûte CHF 6,50. Tu peux te composer une salade au buffet, et si tu prends en sus un œuf, il t’est facturé CHF 1,50 la pièce en plus, méthode déjà bien rôdée dans les Restoroutes français. Alors là, tu te dis : non, mais, ça ne serait pas du foutage de gueule ?!…

Le pompon, c’est la station autoroutière entre Rolle et Nyon, direction Genève : le litre de super 95 t’est facturé CHF 1,76, alors que de l’autre côté, direction Lausanne, le litre te coûte CHF 1,71, un écart de 5 centimes entre les deux stations. Le gérant côté direction Genève s’est dit que sa station autoroutière est la dernière avant de passer en France, il l’a alors fait savoir en posant un panneau spécifiant « dernière station avant la France », et hop!, les touristes tombent dans le piège.

La prochaine fois que je prendrai l’autoroute pour un long périple, je prendrai mon pique-nique avec moi et je ferai le plein avant chez Coop, où on te distribue gracieusement des bons de réduction de 3 centimes sur le prix du litre déjà écrasé.


Cies low cost, la quadrature du cercle

Lorsqu’une Compagnie d’aviation low cost vous permet de vous envoler de Genève à destination d’une ou d’une autre capitale européenne pour à peine quelques dizaines de francs suisses, la question se pose de savoir où la Compagnie peut encore rogner sur ses frais généraux.

Gageons qu’elle ne fait aucune concession économique au niveau de la sécurité de ses passagers.


MTP ne se foule pas trop

Habitant de Gland, la ville de Marie-Thérèse Porchet - MTP pour les blogeurs romands - j’ai choisi tout naturellement «Romandie blogs» pour faire mes premiers pas de blogeur sur la toile, MTP y figurant en bonne place.

Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que MTP ne se foule pas trop sur «Romandie blogs». Il y a plus de commentaires que d’articles… La rançon de la gloire?…

Quoi qu’il en soit, MTP aura su drainer plus d’un blogeur romand sur «Romandie blogs», qui, avouons le, n’est pas vraiment à la pointe de la technologie en matière de possibilité d’édition.

Mais bon, quand on aime…

Le square Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet, à Gland


Sharon Stone se mêle du CPE français («contrat première embauche»)

Le CPE, en France, destiné aux salariés de moins de 26 ans, prévoit que les entreprises puissent licencier sans justifier leur décision pendant les deux premières années du contrat.

Au cours d'une conférence de presse organisée à Paris pour la sortie de "Basic Instinct 2", Sharon Stone, qui s'est manifestement informée sur le dossier, a estimé que le CPE est "clairement inadapté», ajoutant que "les gens ont le droit de savoir pourquoi ils sont embauchés ou virés".

«Il n'est pas juste de se servir de la faiblesse des gens qui sont au chômage », a ajouté l'actrice.

Et de rajouter : "Même si je suis blonde ou peut-être parce que je suis blonde, je me bats pour ces choses évidentes".

En tout cas, Sharon Stone n’a pas seulement un Q…, elle a aussi un I !

(QI – Quotient intellectuel)

Sharon Stone, dans Basic Instinct


Les médias devraient balayer devant leur porte

A la radio, dans la presse, à la TV, les journalistes se permettent d’être virulents et agressifs envers leurs invités. Ils leur posent des questions impertinentes, exigent d’eux la plus grande transparence.

Par contre, quand les médias sont mis en cause, il n’a y a personne à la barre pour répondre.

Lorsque l’on critique un tant soit peu leur façon de travailler, ils se drapent dans leur toge de vertu.

Un exemple, l’ « affaire Décaillet », sur la « Première » :

Il y a eu une sérieuse bisbille entre le Directeur de la RSR (Radio Suisse Romande) et le journaliste Pascal Décaillet, qui anime l’émission « Forums », une des émissions phares de la RSR, qui s’est mis en «congé maladie ».

Après différentes passes d’armes musclées entre les deux intéressés, le Directeur a annoncé dans un communiqué laconique que Pascal Décaillet allait reprendre l’antenne. Dans quelles conditions ? Mystère et boule de gomme ! Le Directeur a affirmé qu’il ne dira « rien de plus que le communiqué ».

Morale de l’histoire : les médias exigent la plus grande transparence de tous, mais quand ils s'agit de leurs propres affaires, cela ne doit pas nous regarder. La RSR est un service public et cela ne nous regarde pas!

Pascal Décaillet, l'animateur de "Forums"


Le Matin Bleu lance sa plateforme de blogs

La plateforme de blogs pour mobiles que vient de lancer Le Matin Bleu ressemble à un fouillis.

Je trouve que la la présentation manque de clarté et que la structure des blogs est confuse.

Le seul avantage apparent réside dans le fait de pouvoir lire et publier des contenus directement depuis son téléphone portable, des textes par SMS ou des images par MMS, en plus des possi­bilités classiques offer­tes par les différents sites de blogs présents sur le marché.

Mais cela fait-il avancer pour autant le "Schmilblick" ?

Lors d'une visite aléatoire de l'un de ces "bleublog", je suis tombé sur une photo qu'un type a envoyé depuis son mobile, où l'on voit un paysage enneigé, avec le commentaire suivant : "il neige" (sic).

Le "Schmilblick" a bien avancé avec ça!


De la prolifération des blogs et des pages personnelles sur le Web

Selon les médias, il paraîtrait que les blogs et autres pages personnelles se propagent à vitesse grand V sur le Web, qu'il s'agirait d'un véritable phénomène de société, d'un nouveau genre de communication.

J'y mettrais un sérieux mébol.

La plupart des blogs et pages personnelles que j'ai visités sont des embryons, des coquilles vides, dans le genre "en construction", et rares sont les pages qui contiennent du concret, du tangible.

Sans compter les innombrables pages personnelles narcissiques, réduites à la portion congrue, qui dans la plupart des cas ne font pas avancer le "schmilblick" d'un pouce.

Je relativiserais donc la soit-disante déferlante de blogs et de pages personnelles qui serait soit-disant susceptible de révolutionner les modes de communciation.

Quant à moi...


La TV et le sport

Le paradoxe de la technologie télévisuelle :

 (Suite)