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Décodage de l'actualité

Festival de Cannes, une médiatisation superficielle

Palaces, starlettes, montée des marches, tapis rouge, le Festival de Cannes, filtré ainsi par les médias, est réduit à un événement mondain.

Difficile tâche de trouver des émissions ou des articles de presse qui évoquent et analysent les films en compétition. Le traitement médiatique du festival se limite aux paillettes et aux derniers cancans qui courent sur la Croisette.

Dommage pour le septième art.


Da Vinci Code, un flop

Un florilège de réactions relatives à la sortie du film Da Vinci Code :

Aux Etats-Unis, le magazine Variety a qualifié l'oeuvre de "chose lourde et sinistre".

En France, le quotidien Le Monde a jugé que dans cette fiction, Tom Hanks ne semble "pas bien sûr des raisons qui l'ont amené là" et que cette sensation est "très communicative".

Au Québec, la presse est déçue, jugeant que le film «n'est pas à la hauteur des attentes et reste peu impressionnant».

Selon le quotidien américain Boston Globe, l'interprétation est outrée, il y a trop de musique et c'est trop grandiloquent.

Incontestablement, au niveau artistique, ce film semble être un véritable navet, un simple objet de divertissement à la sauce hollywoodienne.

Bref, sans intérêt.


Bourses, retour de bâton

Les bourses mondiales ont décroché brutalement ce mercredi, en particulier les bourses européennes, dévastées par un mini-krach, dans un mouvement de panique, durant la dernière demi-heure de cotation.

Londres a perdu 2,92%, Paris 3,18% et le DAX allemand 3,40%. A Zurich, le SMI a accusé une baisse de 2,9%.

Les investisseurs ont pris conscience d'un risque d'inflation pourtant déjà identifié. La hausse des prix trouve son origine dans l'envolée du pétrole et des matières premières.

Et l'indice américain des prix à la consommation, en hausse de 0,6% en avril et de 3,5% sur un an, soit un peu plus qu'attendu, est du plus mauvais augure.

Depuis trois ans, les Bourses se sont appréciées dans un environnement exceptionnellement favorable. L'expansion économique n'a cessé de se renforcer alors que les taux d'intérêt, d'abord très faibles, revenaient doucement à des niveaux plus normaux sous l’autorité de la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine. Les chiffres sur l’inflation aux Etats-Unis ont fait ressurgir les craintes de voir la Banque centrale américaine relever encore ses taux, provoquant un retournement de tendance brutal sur les grandes places financières.

Un dicton à se rappeler : « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel », expression d'origine américaine selon laquelle les cours de bourse ne peuvent monter indéfiniment.


Da Vinci Code, l’overdose

Da Vinci Code, ça commence à bien faire.

On nous impose à ce sujet une campagne marketing tous azimuts à l’occasion de la sortie du film, qui, selon les journalistes qui ont assisté à une projection en avant-première, est une véritable daube.

Depuis des semaines, les journaux, la TV, la radio rabâchent inlassablement le même sujet, Da Vinci Code.

Assez, ça suffit.

J’appelle au boycott du film, qui a été réalisé dans un but bien précis : remplir les tiroirs-caisse.


Le curé de l’église Saint-Sulpice à Paris se rebiffe

La polémique enfle à propos du roman, oui un roman, pas un essai ou une thèse, de Dan Brown, Da Vinci Code, truffé d’erreurs historiques et géographiques, au point que certaines personnes commencent sérieusement à s’énerver face aux allégations fantaisistes de Dan Brown.

Ainsi, énervé par les écrits figurant dans ce roman de pacotille selon lesquels Saint Sulpice recueillerait de nombreux symboles faisant état de l'existence du Prieuré de Sion, le curé de cette église parisienne a fait mettre une pancarte indiquant que rien de tout ceci n'est vrai, "contrairement aux allégations fantaisistes contenues dans un récent roman à succès".

De son côté, la SNCF a attaqué le livre, en intentant un procès à son auteur qui "avait laissé entendre que le Paris-Lille partait de Saint Lazare". En effet, aucun train partant de la Gare parisienne de Saint-Lazare ne va à Lille!

L’auteur du roman affirme avoir "vérifié" ses sources.

Difficile de croire que tous les faits révélés par Dan Brown ont été vérifiés quand on sait que son livre regorge d'erreurs.


Pascal Couchepin, ou l’art de jongler avec un verre à moitié plein ou à moitié vide

Selon une statistique nationale, quelque 3% de la population, soit 220'000 personnes dépendaient en 2004 de l'aide sociale en Suisse.

Et Pascal Couchepin, ministre de l'intérieur, de déclarer à Berne lors de la présentation des chiffres aux médias : «La bonne nouvelle, c'est que le 97% de la population ne recourent pas à l'aide sociale. Cela signifie que nous avons un filet social très large et performant, surtout pour les personnes âgées».

Du grand art politicien!

Pascal Couchepin

3%, c'est rien du tout...


La France, une République en déliquescence

Si l’on observe l’évolution sociale et politique des derniers mois en France, banlieues en flammes, CPE passé au parlement en force (Art. 49.3, une spécialité française) contesté par la rue, affaire Clearstream et autres joyeusetés, on se demande si la France est encore une République ou si elle est devenue une République bananière, avec à sa tête un monarque qui distribue les privilèges à son Premier ministre et à ses ministres à la tête du client.

Charles de Gaulle (1890-1970), le «fondateur» de la Vème république, doit se retourner dans sa tombe. La réforme, oui, la chienlit, non !


Un mot célèbre de l'histoire à méditer

Ne demandez pas à votre pays ce qu'il peut faire pour vous. Mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays.

John Fitzgerald Kennedy. Washington, 20 janvier 1961.

Elu Président des Etats-Unis en novembre 1960, Kennedy songe à l’éducation, à l’assistance aux personnes démunies, à la législation sociale, à l’intégration raciale, à l’aide aux pays en voie de développement.

Toutefois, Kennedy veut relancer le rêve américain, l’esprit pionner et le goût d’entreprendre. Aussi, lors de son discours inaugural, va-t-il lancer cette formule célèbre : Ne demandez pas à votre pays ce qu'il peut faire pour vous. Mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays.

Kennedy sera assassiné en novembre 1963 à Dallas (Texas), et le rêve se brisera.

J F Kennedy


Docteur Folamour, un chef d’œuvre à voir et à revoir

Cette nuit, sur TCM, j’ai revu une énième fois Docteur Folamour, de Stanley Kubrick, réalisé en 1963. Un film délirant qui est un chef d’œuvre d’humour noir sur le péril atomique.

L'histoire : comment arrêter un bombardier américain parti par erreur larguer ses charges nucléaires sur l'URSS ? Le président des Etats-Unis prend les choses en main pour corriger la bourde commise par un général belliciste à l'extrême.

Il faut se remettre dans le contexte de la guerre froide pour apprécier l'ironie mordante de Kubrick. 1963, ère de paranoïa nucléaire. Kennedy vient de forcer Khrouchtchev à retirer les missiles russes de Cuba. Kubrick réalise alors autour de la menace atomique une farce tragique d'une noirceur absolue, peuplée de pantins obsessionnels, réacs et abrutis.

A la base de Laputa, persuadé que les Russes empoisonnent l'eau du monde, un général américain déclenche la troisième guerre mondiale, puis cigare au bec tire à la mitrailleuse sur ses propres troupes avant de se suicider. A l'intérieur du bombardier fatal, le major Kong abandonne la lecture de "Playboy", se coiffe d'un stetson, fonce vers l'objectif, finit par chevaucher la bombe et il tombe avec elle en hurlant comme au rodéo. Par le téléphone rouge, le président américain prévient son collègue russe complètement saoul (déjà) : "Euh... Dimitri, un de nos généraux a fait une boulette...", pendant que le Docteur Folamour (Peter Sellers, génial), un ancien savant nazi, appelle le président "Mein Führer" et ne réprime plus un salut hitlérien nerveux. La fin du monde qu'annonce le docteur Folamour, paralysé depuis la dernière guerre, l'exalte tellement qu'il se remet à marcher.

Le cinéaste ridiculise l'état-major américain de façon admirable.

Les propres fantasmes de Kubrick, l'étude des pulsions meurtrières, la folie, l'aliénation, sont tous là, et plus de quarante ans après, le film n'a rien perdu de sa puissance, et demeure au moins prémonitoire sur un point : la vodka règne toujours au Kremlin…


Poutine se rebiffe

Dans son discours annuel à la Nation, le président russe a comparé les Etats-Unis à un loup n'écoutant que ses intérêts.

Vladimir Poutine, qui s'exprimait en direct à la télévision russe, a plaidé pour une Russie forte, militairement et économiquement, face à la "forteresse" américaine.

Contre-attaquant le vice-président américain Dick Cheney qui avait déploré récemment le recul de la démocratie en Russie, le chef du Kremlin a comparé les Etats-Unis à un loup. Il a déclaré : «Le Camarade Loup mange et n'écoute personne et n'a aucune intention d'écouter qui que ce soit».

Evoquant un autre dossier sensible de ses relations avec les Etats-Unis, Poutine a averti que "l'entrée de la Russie dans l'OMC ne doit pas faire l'objet d'un marchandage". La Russie a déposé déjà en 1993 sa demande d'adhésion à l'OMC et son entrée dans l'organisation ne dépend plus que du feu vert de Washington. Les négociations commerciales entre Washington et Moscou sur ce dossier piétinent depuis plusieurs semaines.

Mais en s’exprimant ainsi à l’égard des Etats-Unis, Poutine cache peut-être en fait un double jeu.

Son message est destiné à soutenir chez son auditoire et chez les gens l'idée qu'il se préoccupe du statut de la Russie, bien des Russes se montrant attachés à l'idée de puissance de leur pays, alors que Poutine est en fait le dirigeant russe le plus pro-américain que la Russie ait jamais eu. Et même s'il se permet une rhétorique anti-américaine dans le but d'accroître sa popularité, cela n'a aucune influence sur sa politique, qui a toujours répondu aux intérêts américains.

Sacrément roublard, Poutine, le tsar qui vient du KGB.

Bush et Poutine, mine de rien, cul et chemise ?


Le sourire commercial peut être stressant

Sourire contre son gré engendre de la tension. C’est ce qu’il ressort d’une recherche menée par un Dr de l’Université de Francort.

Les employés qui doivent faire semblant d’être aimables durant des périodes prolongées ont plus de risques de faire une dépression que ceux qui peuvent s’exprimer librement. Ceci est tiré sur la base d’une expérience menée sur 4000 étudiants dans un Call Center virtuel.

La moitié d’entre eux pouvaient exprimer ce qu’ils ressentaient lorsqu’ils se faisaient engueuler par les clients, les autres devaient rester polis et souriants. Les premiers avaient un rythme cardiaque élevé durant quelques secondes après avoir confronté le client, les seconds avaient des palpitations longtemps après avoir raccroché.

Il serait donc judicieux de prévoir des espaces privés pour les personnes travaillant dans le «secteur du sourire» où ils peuvent laisser sortir leurs émotions et débriefer.


Selon MARCOS, ça va péter !

Au Mexique, Marcos, le chef de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), a déclaré récemment lors d’un entretien accordé à une chaîne de télévision mexicaine, televisa, que le climat de violence qui règne actuellement au Mexique pourrait provoquer une explosion sociale.

Ca va péter !


Castro, Chavez et Morales, même combat

Les présidents vénézuélien Hugo Chavez et bolivien Evo Morales, réunis autour du dirigeant cubain Fidel Castro, ont signé samedi 29 avril à La Havane un Traité commercial des peuples (TCP), conçu comme une alternative au libre-échange promu par Washington.

Le président bolivien est devenu par la même occasion le troisième membre de l'ALBA, le projet régional d'intégration économique et politique d'inspiration socialiste lancé par Hugo Chavez et Fidel Castro.

L'alliance entre les trois présidents socialistes intervient à un moment où les options libérales au coeur des processus d'intégration régionale sont en crise en Amérique latine.

Ainsi, la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), projet d'un vaste marché commun s'étendant de l'Alaska à la Terre de Feu lancé par Washington en 1994, est actuellement en panne.

Washington a de quoi se faire du souci avec ces trois lascars.

Chavez, Castro, Morales, culs et chemises


Les amerloques et la géographie, ça fait deux

La majorité des jeunes Américains sont nuls en géo. Ils sont incapables par exemple de situer l'Irak sur une carte, selon une étude publiée récemment pour le National Geographic.

Cette étude, réalisée par un Institut auprès de jeunes âgés de 18 à 24 ans, montre également que les jeunes Américains connaissent assez mal leur propre pays. La moitié d'entre eux sont incapables d'identifier sur une carte New York et 30% estiment que les Etats-Unis comptent entre 1 milliard et 2 milliards d'habitants (!).

La moitié des personnes interrogées estiment qu'il est important mais pas absolument nécessaire de savoir situer un pays ou de parler une langue étrangère, et la majorité des personnes interrogées ne se montrait pas préoccupée par ses lacunes en géographie.

No comment !


Célèbre ou anonyme, un traitement médiatique différent

Une ancienne championne de ski suisse est tuée par son mari pour des raisons apparemment passionnelles. Les médias s’emparent alors de ce fait divers et en font leurs titres en long et en large.

Une ménagère lambda de moins de 50 ans se fait tuer par son mari qui a pété un câble. Trois lignes dans le journal, tout au plus.

Les cas de célébrités qui se font violenter représentent l’arbre qui cache la forêt. Pratiquement tous les jours, des femmes et des hommes font l’objet de violences physiques et psychiques. Et on s’en accommode, comme le téléspectateur s’habitue à voir des violences chaque soir lors du journal télévisé, pendant qu’il mange.

Une évolution sociale paradoxale et inquiétante.