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Décodage de l'actualité

Bourses – la dégringolade

Après trois ans de bons rendements, depuis le mois de mai 2006, les bourses mondiales ne cessent de dégringoler.

Après le beau temps, la pluie.

Les causes de cet orage : crainte que l’inflation reprenne du poil de la bête, d’où la hausse des intérêts actuelle, matières premières en hausse quasi ininterrompue depuis plusieurs mois, en particulier le pétrole, expectative d’une croissance en ralentissement, et risques de guerre.

Le marché des actions n’aime pas du tout ce genre de données macro-économiques. Dès lors, les grands acteurs du marché – caisses de pension, gestionnaires de fonds, etc. - retirent leurs billes après avoir encaissé de juteux bénéfices ces trois dernières années, pour les parquer momentanément sur le marché monétaire ou en obligations, en attendant que passe l’orage, et se payent entre-temps des vacances sans soucis sous les tropiques, pour replacer ensuite leurs fonds en actions une fois qu’ils auront considéré que la baisse est terminée, à mon avis vers le mois d’octobre 2006, une fois que les petits, les sans-grade, qui auront compris trop tard le phénomène baissier, auront été plumés.

Eh oui, ce sont toujours les petits qui casquent, alors que les gros, mieux informés, mieux formés, s’en sortent. C’est injuste, mais c’est comme ça, la vie est injuste.

Bull (haussier) contre Bear (baissier)


Bourses, retour de bâton

Les bourses mondiales ont décroché brutalement ce mercredi, en particulier les bourses européennes, dévastées par un mini-krach, dans un mouvement de panique, durant la dernière demi-heure de cotation.

Londres a perdu 2,92%, Paris 3,18% et le DAX allemand 3,40%. A Zurich, le SMI a accusé une baisse de 2,9%.

Les investisseurs ont pris conscience d'un risque d'inflation pourtant déjà identifié. La hausse des prix trouve son origine dans l'envolée du pétrole et des matières premières.

Et l'indice américain des prix à la consommation, en hausse de 0,6% en avril et de 3,5% sur un an, soit un peu plus qu'attendu, est du plus mauvais augure.

Depuis trois ans, les Bourses se sont appréciées dans un environnement exceptionnellement favorable. L'expansion économique n'a cessé de se renforcer alors que les taux d'intérêt, d'abord très faibles, revenaient doucement à des niveaux plus normaux sous l’autorité de la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine. Les chiffres sur l’inflation aux Etats-Unis ont fait ressurgir les craintes de voir la Banque centrale américaine relever encore ses taux, provoquant un retournement de tendance brutal sur les grandes places financières.

Un dicton à se rappeler : « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel », expression d'origine américaine selon laquelle les cours de bourse ne peuvent monter indéfiniment.


De la dichotomie entre les économies « rhénane » et « anglo-saxonne »

Depuis les années 90 (1990), petit à petit, au fil du temps, l’Europe, Suisse comprise, passe d’un système économique « rhénan », à savoir basé sur la subtile imbrication du patronat, des syndicats et des banques, débouchant dans la plupart des cas sur un consensus économique équilibré, à un système de type « anglo-saxon », basé principalement sur le profit à court, voire très court terme, où les grandes entreprises sont livrées pieds et poings liés aux caisses de pension qui investissent massivement dans les actions des sociétés cotées à la bourse.

Le système « anglo-saxon » est beaucoup plus « hard » que le système « rhénan ». Dans cette sphère, seul le profit des actionnaires et le niveau de cotation à la bourse comptent. Quant aux employés, il sont simplement considérés comme un « capital humain », au même titre que d’autres actifs au bilan, tels que « machines », « dépôts », etc.

Les grandes entreprises se comportent aujourd’hui de manière opportuniste. Leurs employés ont donc intérêt à se distancer et à saisir sans hésiter une meilleure opportunité si elle se présente.


De la spéculation financière sur le baril de brut

Le prix du marché du pétrole est actuellement en train d’exploser, prioritairement en raison d’hypothétiques risques de conflit avec l’Iran, pays qui est l’un des plus importants producteurs de brut du monde. Les spéculateurs se frottent les mains. En effet, en raison de certaines réactions irrationnelles, déconnectées du marché réel, les opérateurs actifs sur le marché des matières premières en profitent  pour spéculer sur les marchés à terme du pétrole, des contrats qui sont des engagements purement virtuels, car ils sont très rarement finalisés, les opérateurs se déliant du contrat avant son terme, empochant ainsi des plus-values faramineuses. Il serait judicieux de se poser la question de savoir si les limites morales et éthiques du capitalisme financier pur et dur ne sont pas atteintes.


Nelly Wenger (ex-Directrice d’Expo 02) engluée dans le chocolat

Mi-février 06, Nestlé Suisse et sa directrice Nelly Wenger relancent Cailler sous le nom de «Cailler of Switzerland».

Ce nouveau produit a été étudié sous toutes les coutures au niveau du marketing et de la communication. Seulement voilà, les concepteurs du nouvel emballage n’avaient pas prévu la réaction des consommateurs et de certains distributeurs, en particulier DENNER, qui veut porter plainte auprès de la Commission de la concurrence contre Nestlé Suisse et son chocolat Cailler «relooké».

En effet, Nestlé Suisse contraint Denner à rehausser ses tarifs, alors que le principal argument de Denner auprès du consommateur est le prix. Cailler avait promis en public que ses prix n'allaient pas augmenter. Pourtant, les prix à l'achat de Denner vont augmenter de 8%.

Mais qu’est donc venue faire Nelly Wenger, ex-patronne d’Expo 02, chez Nestlé Suisse? Sa prestation à Expo 02 n’était déjà pas des plus brillantes et elle remet la compresse chez Nestlé Suisse! Elle a fait quasiment tout faux. Certains consommateurs se plaignent auprès de la Fédération romande des consommateurs (FRC) au sujet du nouvel emballage. La FRC a étudié la question: le «packaging» des carrés de chocolat induit une hausse de prix allant jusqu'à 30%. Pire, la FRC parle de vrai désastre pour l'environnement. Une fois brûlés, ces déchets ont un impact cinq fois plus important sur l'environnement en termes d'émission de CO2, a précisé la FRC.


Cies low cost, la quadrature du cercle

Lorsqu’une Compagnie d’aviation low cost vous permet de vous envoler de Genève à destination d’une ou d’une autre capitale européenne pour à peine quelques dizaines de francs suisses, la question se pose de savoir où la Compagnie peut encore rogner sur ses frais généraux.

Gageons qu’elle ne fait aucune concession économique au niveau de la sécurité de ses passagers.