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Décodage de l'actualité

De la différence entre l’Uni de Genève et le CHUV

A l’Uni de Genève, il s’est avéré que des Profs ont fait des bouffes entre eux et d’autres joyeusetés aux frais du contribuable, au moyen de factures trafiquées.

Et le recteur de l’Uni de dire que ce n’était pas très grave, puisqu’on est dans le secteur public (!) (sic), se contentant d’un blâme magnanime à l’encontre des fraudeurs. Mais l’affaire ne va pas en rester là, car les politiques genevois ont manifesté leur indignation à cet égard.

Dans l’affaire récente de malversations de la part d’un « éminent » chef de service au CHUV, (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois) le Conseil d’Etat vaudois, échaudé par le scandale de l’Uni de Genève, a pris le taureau par les cornes. Il a licencié avec effet immédiat l’intéressé. En effet, il est accusé d’avoir détourné la bagatelle d’au moins 1 million de francs (CHF) ( !).

Et cerise sur le gâteau, une aide-infirmière employée au CHUV et son mari ont cambriolé le domicile de malades pendant qu'ils étaient soignés au CHUV. Le directeur du CHUV a souhaité que le CHUV engage moins de personnel intérimaire, comme cette aide-infirmière, et davantage d'employés fixes ( !). Vive la flexibilité de l’emploi et ses dommages collatéraux ( !).


Trop c’est trop

Les appareils technologiques censés faciliter la vie de l’utilisateur lambda sont devenus au fil du temps de véritables usines à gaz difficilement contrôlables.

Logiciels boursouflés (suivez mon regard vers Bill Gates), avec des modes d’emploi cabalistiques et mal traduits, téléphones portables bourrés de gadgets jusqu’à la gueule, à la limite du vomissement, dispositifs électroniques toujours plus nombreux et pas toujours vraiment utiles dans les voitures, bref, l’overdose technologique.

Et paradoxalement, plus l’objet à vendre est complexe, plus les «génies» du marketing conçoivent des publicités minimalistes, non informatives, comptant sur la réaction «émotionnelle» du client potentiel pour le pousser à acheter un produit avec des caractéristiques sophistiquées dont il n’a pas vraiment besoin.

Cette fuite en avant basée sur la consommation m’effraye.


L’Uni de Genève, un véritable souk

Certains profs de l'Université de Genève, épinglés dans un rapport de l'Inspection cantonale des finances, se sont payés des vacances balnéaires et des bouffes entre collègues aux frais de l'Etat, avec à la clé des factures fantaisistes.

Le recteur de l'Uni, André Hurst, a tenté, en vain, de minimiser la portée de ces pratiques douteuses, en déclarant, entre autres : « Ces fautes ne peuvent pas être assimilées à des fraudes ou à des erreurs d'éthique dans l'enseignement. Peut-être devrions-nous être plus durs, mais nous sommes dans la fonction publique ».

Non mais, attends là, on croit rêver ! Dans n'importe quelle entreprise privée, l'employé serait mis à la porte dans l'heure, et là, non, l’Université se montre magnanime, se contentant d’un avertissement à un Prof parti à Majorque aux frais du contribuable alors qu'il était censé se rendre en congrès à Lugano !

Il s'agit d'un détournement de fonds publics et les Profs incriminés devraient être licenciés sur-le-champ pour faute grave, en l’occurrence pour « juste motif ».

Le petit, le sans grade qui vole une pomme pour manger est impitoyablement voué aux gémonies. Par contre, le privilégié qui détourne des fonds publics, on l’épargne, on le ménage !

La Suisse, une démocratie à deux vitesses ?


De la relativité des distances

Un Californien qui effectue tous les jours 600 km aller et retour pour se rendre à son travail a remporté la palme du plus long trajet effectué par un salarié américain.

Il s’agit d’un électricien de 46 ans, qui part de Mariposa pour aller travailler à San José. Il dépense 185 dollars de carburant par semaine (!) et estime avoir fait le meilleur compromis pour concilier cadre de vie et plaisir au travail.

Il a déclaré : «J'ai trouvé un équilibre maintenant. Je pourrais trouver des emplois similaires plus près, mais pas avec le même intérêt ni la même satisfaction. Et je pourrais vivre plus près, mais je n'aurais pas le cadre de vie que je désire»."Pour moi, ce n'est pas un trajet si long que ça. C'est juste ce que je dois faire pour me rendre à mon travail.".(!)


Autoroutes suisses, la valse des prix

Si tu t’arrêtes au Restoroute à la hauteur d’Aigle, tu paies CHF 4,50 la tranche de gâteau aux pommes. Tu te dis : ouais!, un peu cher, la tranche…

Un autre jour, tu fais halte au Restoroute entre Yverdon et Lausanne et tu constates que la tranche de gâteau aux pommes, avec crème, coûte CHF 6,50. Tu peux te composer une salade au buffet, et si tu prends en sus un œuf, il t’est facturé CHF 1,50 la pièce en plus, méthode déjà bien rôdée dans les Restoroutes français. Alors là, tu te dis : non, mais, ça ne serait pas du foutage de gueule ?!…

Le pompon, c’est la station autoroutière entre Rolle et Nyon, direction Genève : le litre de super 95 t’est facturé CHF 1,76, alors que de l’autre côté, direction Lausanne, le litre te coûte CHF 1,71, un écart de 5 centimes entre les deux stations. Le gérant côté direction Genève s’est dit que sa station autoroutière est la dernière avant de passer en France, il l’a alors fait savoir en posant un panneau spécifiant « dernière station avant la France », et hop!, les touristes tombent dans le piège.

La prochaine fois que je prendrai l’autoroute pour un long périple, je prendrai mon pique-nique avec moi et je ferai le plein avant chez Coop, où on te distribue gracieusement des bons de réduction de 3 centimes sur le prix du litre déjà écrasé.