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Décodage de l'actualité

Richard Bohringer, un mec qui a une « gueule »

Richard Bohringer vient de sortir son film « c’est beau une ville la nuit », tiré de son bouquin, qui a le même titre, publié en 1988, à la fois un roman et une autobiographie. Des souvenirs, des blessures jamais refermées, des histoires d’amitiés et d’amours malheureuses, des émotions, des vertiges et des descentes aux enfers. Le livre d’un vrai mec, qui a traversé les ténèbres et la lumière. Une « gueule » à la Kerouac, imbibée de jazz et de blues. Le film est un « road-movie » bourré de musique et de poésie qui nous emmène à Paris, sur les routes de France, à Marseille, à New York, à Montréal et à Dakar. Les errances d’un musicien, ses amours, sa façon de concevoir la vie. Un voyage initiatique. (Suite)

Quand l’obscénité se cache là où l’on ne s’y attend pas !

J’ouvre la page d’accueil de « Bluewin » et que vois-je ? Une publicité arrogante qui vante la « berline la plus rapide du monde ». Extraits choisis à la limite de l’inconscience quand on sait qu’un piéton choqué par une voiture à 60 km/h a déjà très peu de chance de s’en sortir : (Suite)

Ratisbonne – Ravensburg, bonnet blanc, blanc bonnet

Les médias francophones ont la fâcheuse tendance à parler de Ratisbonne et non de Ravensburg, ville en tête d’affiche depuis un discours récent et détonant du nouveau Pape Benoît XVI à propos de l’Islam. (Suite)

La rentrée

Chaque année, en juillet et août, particulièrement en France, les radios et les télévisions sont au vert. Rediffusions et « best-of » à gogo (Suite)

La sélectivité des médias

Cela fait près d’un mois que les médias nous serinent jour et nuit à propos de la guerre au Sud-Liban. D’accord, il faut en parler. Mais les autres guerres, les autres catastrophes ? (Suite)

Télé-cycle, première arme antizapping connue

Télé-cycle, nouvelle unité de temps cathodique d’environ une semaine pendant laquelle toutes les émissions et tous les journaux télévisés de toutes les chaînes sont soudain pris d’assaut par les mêmes invités qui font la promo d’un disque, d’un livre ou d’un film et qui répètent en général inlassablement la même chose à l’infini. Le seul moyen de différencier les chaînes dans ce cas est alors le petit logo logé dans un coin de l’écran de télévision.

Echos de Cannes

"Fast food nation", de Richard Linklater (USA), a reçu un accueil chaleureux de la part des critiques au Festival de Cannes.

Après la découverte de viande avariée, le responsable d'une chaîne de fast-food est amené à enquêter au sein des abattoirs employant des immigrés clandestins, des élevages surpeuplés et des centres commerciaux de l'Amérique profonde. Un pamphlet écolo bienvenu.

Bon appétit !...


Festival de Cannes, une médiatisation superficielle

Palaces, starlettes, montée des marches, tapis rouge, le Festival de Cannes, filtré ainsi par les médias, est réduit à un événement mondain.

Difficile tâche de trouver des émissions ou des articles de presse qui évoquent et analysent les films en compétition. Le traitement médiatique du festival se limite aux paillettes et aux derniers cancans qui courent sur la Croisette.

Dommage pour le septième art.


Da Vinci Code, un flop

Un florilège de réactions relatives à la sortie du film Da Vinci Code :

Aux Etats-Unis, le magazine Variety a qualifié l'oeuvre de "chose lourde et sinistre".

En France, le quotidien Le Monde a jugé que dans cette fiction, Tom Hanks ne semble "pas bien sûr des raisons qui l'ont amené là" et que cette sensation est "très communicative".

Au Québec, la presse est déçue, jugeant que le film «n'est pas à la hauteur des attentes et reste peu impressionnant».

Selon le quotidien américain Boston Globe, l'interprétation est outrée, il y a trop de musique et c'est trop grandiloquent.

Incontestablement, au niveau artistique, ce film semble être un véritable navet, un simple objet de divertissement à la sauce hollywoodienne.

Bref, sans intérêt.


Da Vinci Code, l’overdose

Da Vinci Code, ça commence à bien faire.

On nous impose à ce sujet une campagne marketing tous azimuts à l’occasion de la sortie du film, qui, selon les journalistes qui ont assisté à une projection en avant-première, est une véritable daube.

Depuis des semaines, les journaux, la TV, la radio rabâchent inlassablement le même sujet, Da Vinci Code.

Assez, ça suffit.

J’appelle au boycott du film, qui a été réalisé dans un but bien précis : remplir les tiroirs-caisse.


Le curé de l’église Saint-Sulpice à Paris se rebiffe

La polémique enfle à propos du roman, oui un roman, pas un essai ou une thèse, de Dan Brown, Da Vinci Code, truffé d’erreurs historiques et géographiques, au point que certaines personnes commencent sérieusement à s’énerver face aux allégations fantaisistes de Dan Brown.

Ainsi, énervé par les écrits figurant dans ce roman de pacotille selon lesquels Saint Sulpice recueillerait de nombreux symboles faisant état de l'existence du Prieuré de Sion, le curé de cette église parisienne a fait mettre une pancarte indiquant que rien de tout ceci n'est vrai, "contrairement aux allégations fantaisistes contenues dans un récent roman à succès".

De son côté, la SNCF a attaqué le livre, en intentant un procès à son auteur qui "avait laissé entendre que le Paris-Lille partait de Saint Lazare". En effet, aucun train partant de la Gare parisienne de Saint-Lazare ne va à Lille!

L’auteur du roman affirme avoir "vérifié" ses sources.

Difficile de croire que tous les faits révélés par Dan Brown ont été vérifiés quand on sait que son livre regorge d'erreurs.


Docteur Folamour, un chef d’œuvre à voir et à revoir

Cette nuit, sur TCM, j’ai revu une énième fois Docteur Folamour, de Stanley Kubrick, réalisé en 1963. Un film délirant qui est un chef d’œuvre d’humour noir sur le péril atomique.

L'histoire : comment arrêter un bombardier américain parti par erreur larguer ses charges nucléaires sur l'URSS ? Le président des Etats-Unis prend les choses en main pour corriger la bourde commise par un général belliciste à l'extrême.

Il faut se remettre dans le contexte de la guerre froide pour apprécier l'ironie mordante de Kubrick. 1963, ère de paranoïa nucléaire. Kennedy vient de forcer Khrouchtchev à retirer les missiles russes de Cuba. Kubrick réalise alors autour de la menace atomique une farce tragique d'une noirceur absolue, peuplée de pantins obsessionnels, réacs et abrutis.

A la base de Laputa, persuadé que les Russes empoisonnent l'eau du monde, un général américain déclenche la troisième guerre mondiale, puis cigare au bec tire à la mitrailleuse sur ses propres troupes avant de se suicider. A l'intérieur du bombardier fatal, le major Kong abandonne la lecture de "Playboy", se coiffe d'un stetson, fonce vers l'objectif, finit par chevaucher la bombe et il tombe avec elle en hurlant comme au rodéo. Par le téléphone rouge, le président américain prévient son collègue russe complètement saoul (déjà) : "Euh... Dimitri, un de nos généraux a fait une boulette...", pendant que le Docteur Folamour (Peter Sellers, génial), un ancien savant nazi, appelle le président "Mein Führer" et ne réprime plus un salut hitlérien nerveux. La fin du monde qu'annonce le docteur Folamour, paralysé depuis la dernière guerre, l'exalte tellement qu'il se remet à marcher.

Le cinéaste ridiculise l'état-major américain de façon admirable.

Les propres fantasmes de Kubrick, l'étude des pulsions meurtrières, la folie, l'aliénation, sont tous là, et plus de quarante ans après, le film n'a rien perdu de sa puissance, et demeure au moins prémonitoire sur un point : la vodka règne toujours au Kremlin…


MTP ne se foule pas trop

Habitant de Gland, la ville de Marie-Thérèse Porchet - MTP pour les blogeurs romands - j’ai choisi tout naturellement «Romandie blogs» pour faire mes premiers pas de blogeur sur la toile, MTP y figurant en bonne place.

Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que MTP ne se foule pas trop sur «Romandie blogs». Il y a plus de commentaires que d’articles… La rançon de la gloire?…

Quoi qu’il en soit, MTP aura su drainer plus d’un blogeur romand sur «Romandie blogs», qui, avouons le, n’est pas vraiment à la pointe de la technologie en matière de possibilité d’édition.

Mais bon, quand on aime…

Le square Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet, à Gland


Sharon Stone se mêle du CPE français («contrat première embauche»)

Le CPE, en France, destiné aux salariés de moins de 26 ans, prévoit que les entreprises puissent licencier sans justifier leur décision pendant les deux premières années du contrat.

Au cours d'une conférence de presse organisée à Paris pour la sortie de "Basic Instinct 2", Sharon Stone, qui s'est manifestement informée sur le dossier, a estimé que le CPE est "clairement inadapté», ajoutant que "les gens ont le droit de savoir pourquoi ils sont embauchés ou virés".

«Il n'est pas juste de se servir de la faiblesse des gens qui sont au chômage », a ajouté l'actrice.

Et de rajouter : "Même si je suis blonde ou peut-être parce que je suis blonde, je me bats pour ces choses évidentes".

En tout cas, Sharon Stone n’a pas seulement un Q…, elle a aussi un I !

(QI – Quotient intellectuel)

Sharon Stone, dans Basic Instinct


Les médias devraient balayer devant leur porte

A la radio, dans la presse, à la TV, les journalistes se permettent d’être virulents et agressifs envers leurs invités. Ils leur posent des questions impertinentes, exigent d’eux la plus grande transparence.

Par contre, quand les médias sont mis en cause, il n’a y a personne à la barre pour répondre.

Lorsque l’on critique un tant soit peu leur façon de travailler, ils se drapent dans leur toge de vertu.

Un exemple, l’ « affaire Décaillet », sur la « Première » :

Il y a eu une sérieuse bisbille entre le Directeur de la RSR (Radio Suisse Romande) et le journaliste Pascal Décaillet, qui anime l’émission « Forums », une des émissions phares de la RSR, qui s’est mis en «congé maladie ».

Après différentes passes d’armes musclées entre les deux intéressés, le Directeur a annoncé dans un communiqué laconique que Pascal Décaillet allait reprendre l’antenne. Dans quelles conditions ? Mystère et boule de gomme ! Le Directeur a affirmé qu’il ne dira « rien de plus que le communiqué ».

Morale de l’histoire : les médias exigent la plus grande transparence de tous, mais quand ils s'agit de leurs propres affaires, cela ne doit pas nous regarder. La RSR est un service public et cela ne nous regarde pas!

Pascal Décaillet, l'animateur de "Forums"