Le savoir, la quête du Graal
Le savoir absolu nous échappe et il nous échappera toujours. Nous ne cessons d’avancer et on dirait que l’objet de notre savoir s’éloigne à mesure que nous avançons. Plus nous obtenons de réponses, plus nous suscitons de questions. Le savoir est une véritable poupée russe : des problèmes anciens que nous avons réussi à résoudre surgissent indéfiniment des problèmes nouveaux que nous résoudrons à leur tour et qui renverront à leur tour à d’autres questions, toujours plus innombrables et toujours plus ardues. Le savoir se rapproche indéfiniment de son but qui est la vérité et il ne l’atteint jamais. Il ne peut pas l’atteindre.Tout se passe comme si non seulement nos origines, mais notre fin, notre condition, le sens de notre existence et de notre action étaient « protégés » par une barrière impossible à franchir. Comme si nous étions nous-mêmes séparés de nous-mêmes par une sorte de mur invisible, une sorte de mur de Planck généralisé.
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21 Novembre 2006 à 00:02 dans
- Science et technique

